Françoise Fressoz : Puisque vous préférez la cravate au Rwanda... (France Inter)

Guillaume Daret, Françoise Fressoz et Laurence Perron
"Questions politiques"

Le dimanche 2 juillet 2017 Clémentine Autin, députée France Insoumise de Seine-Saint-Denis, était invité dans la seconde partie de l’émission politique du week-end de France Inter, "Questions politiques", présentée, en cette période estivale, par Carine Bécard.

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Extrait - Questions Politiques : "Puisque vous préferez les cravates au Rwanda.."

Guillaume Daret (France Télévision), Françoise Fressoz (éditorialiste au Monde) et Laurence Perron (service politique de France Inter) reviennent avec leur invitée, nouvellement élue à l’Assemblée nationale, sur son parcours politique et sur son action future dans le groupe parlementaire formé par La France Insoumise. Une émission sans grand intérêt politique et durant laquelle sont repris ad nauseam les mèmes qui ont circulé tout au long de la semaine dans les éditos de la presse mainstream et qui ont été les principaux sujets "politiques" des médias d’information en continu.

Hamon / Mélenchon. Pierre Laurent / Mélenchon. La "radicalité" de Jean-Luc Mélenchon ne plaît pas à tout le monde, rappelle brillamment Laurence Perron, demandant à Clémentine Autin "si le personnage doit changer". Qu’en est-il de la "nature" même de Melenchon, demande à son tour Françoise Fressoz, celui dont elle rappelle qu’arrivé à l’Assemblée nationale il aurait dit "je vais enlever la cravate" ? Et pourquoi donc la France Insoumise appelle à se mobiliser contre la casse du droit du travail alors que même les syndicats ne le feraient pas ? Les idées défendues par la députée France Insoumise sont d’ailleurs jugées par la journaliste "caricaturales" - et en défense de la remise en cause du droit du travail elle ajoute par exemple que "le travail du dimanche, beaucoup de salariés l’ont signé à Paris et ça marche bien"...

Pour résumer l’émission (vous pouvez l’écouter en entier en bas de page), la députée parle "mépris de classe", "de creusement des inégalités sociales et territoriales", de "reconquête populaire", de la campagne et du nombre d’électeurs de Jean-Luc Mélenchon, s’insurge contre les "attaques gravissimes", "la casse du droit du travail", "l’état d’urgence permanent" et les autres projets de la nouvelle majorité présidentielle quand les journalistes - et surtout Françoise Fressoz - se muent en défenseurs du gouvernement et questionnent les postures "caricaturales" de l’élue.

Il y aurait long à dire sur cette volonté de certains "journalistes" de faire avaliser la casse sociale que Macron va mettre en oeuvre en suggérant que les Français auraient voté pour ça : "c’était dans le projet d’Emmanuel Macron, il a été élu là-dessus" osera ainsi Françoise Fressoz. Vu la "sondomanie" et autre "fact-checking" à la mode dans les rédactions, cette Fressoz ne peut ignorer que seulement 44% des inscrits ont voté pour Macron, et que sur ce qui correspond donc à moins de la moitié des inscrits (je ne parle pas des Français, mais des inscrits), "43% disent avoir voté pour lui en premier lieu pour faire barrage à Marine Le Pen (...) et seulement 16% pour son programme"  [1]... 16% de 44%... ça fait pas grand monde et dire "qu’il a été élu là-dessus" est purement et simplement un mensonge.

Notre but n’est bien sûr pas de contester la victoire d’Emmanuel Macron à la présidentielle française, ni même de défendre Mélenchon ou les élus de La France Insoumise, mais il faut urgemment mettre fin à cette propagande déplorable voulant faire croire que c’est sur son programme que Macron a été élu quand même seulement 16% de ses électeurs disent avoir voté pour son programme....

Françoise Fressoz est-elle à ce point affligeante qu’elle aura définitivement abandonné tout travail journalistique pour n’être plus qu’un relais de propagande ? Ceci dit, elle n’est généralement pas présentée comme journaliste, mais comme "éditorialiste" au journal Le Monde, même si on peut supposer qu’elle bénéficie, et au vu de sa prestation du 2 juillet c’est honteux, des avantages que lui procure la carte de presse.

Le résumé de la partie de l’émission consacrée à Clémentine Autin tel qu’il est présenté sur le site de France Inter (la première partie de l’émission avait pour invitée Aurore Berger, députée LREM des Yvelines) :

Clémentine Autain siège dans le groupe de La France Insoumise à l’Assemblée nationale. "J’ai commencé apparentée au PCF .. et depuis 20 ans j’ai creusé un sillon avec l’intuition que nous étions dans un moment de refondation."
Après avoir plaidé pour un groupe commun entre France Insoumise et communiste, elle a été invitée à siéger parmi les Insoumis.
Au sujet de Benoît Hamon et son impossible rapprochement avec Jean-Luc Mélenchon : "Je regrette c’est qu’il [Hamon] renvoit dos à dos Jean Luc Melenchon et Emmanuel Macron".
Il faut changer la logique à l’œuvre pour faire une profonde refondation de la gauche selon Clémentine Autain.
"Quelque chose ne tourne pas rond dans le système politique français. Il y a une contestation et nous nous sommes engagés que nous serons au rendez-vous pour initier ces batailles-là."

On entendra en réécoutant l’émission - ce n’est pas dit dans le résumé publié sur le site de France Inter cité ci-dessus - que ce qui semble préoccuper le plus Guillaume Daret et Françoise Fressoz, c’est "la politique spectacle" que met selon eux en oeuvre la France Insoumise. Pour preuve, leur refus d’aller au Congrès - pourtant "c’est une possibilité prévue par la Constitution", rappellent-ils en coeur -, ou encore le fait de ne pas porter de cravate à l’Assemblée.

Encore une fois, mon but n’est pas de prendre la défense des députés de La France Insoumise - qui d’ailleurs n’ont pas besoin de moi... - mais cette volonté d’essayer de focaliser l’opinion sur des sujets aussi creux et insignifiants que cette histoire de cravate questionne.

Pour en avoir discuté lors d’un passage en France cet été, je peux affirmer que malgré tout ce qui aura été mis en oeuvre par les "journalistes" et l’éditocratie hexagonale, les Français s’en moquent royalement du fait que les députés portent ou ne portent pas de cravate à l’Assemblée. Ils ont - et on s’en doute, d’autres préoccupations...

Alors, devant l’insistance des journalistes, Clémentine Autin se défendra.

Bien qu’interrompue et devant demander de pouvoir terminer d’exposer ses idées, elle répondra de son refus d’assister au Congrès, "cette convocation du monarque", alors que les députés "ne pourront pas s’exprimer devant lui" : "nous y allons pour écouter la bonne parole. Après les présidents des groupes s’expriment, mais le président n’est plus là".

"Effectivement, c’est tout à fait constitutionnel, ça existe, mais c’est une façon d’escamoter le rôle du Parlement, d’être particulièrement humiliant pour le premier ministre qui vient le lendemain s’exprimer devant le Parlement pour obtenir la confiance : nous voyons là plutôt l’expression d’une hyperprésendialisation du régime (...) nous avons milité pour la sixième République, nous allons continuer à la faire et nous estimons que notre rôle c’est plutôt d’être place de la République demain pour dire notre volonté d’un changement institutionnel plutôt que d’aller écouter le monarque qui lui ne veut pas nous écouter. Donc en effet, c’est un geste politique et je pense que nous avons été élus pour ces gestes politiques."

Puis elle reviendra sur cette question de première importance, à savoir le port de la cravate à l’Assemblée :

"La cravate elle a quelque chose d’anecdotique, j’entends bien, ce n’est pas fondamental, et en même temps elle est symbolique. Moi je suis féministe et je peux vous dire que de par l’histoire au XXe siècle quand une femme rentre à l’Assemblée nationale et qu’elle met un pantalon on peut trouver ça anecdotique, mais en fait c’est profondément politique : ce que nous avons voulu dire c’est attention à la normalisation dans cette institution et nous ne serons pas ceux qui nous prêterons à cette normalisation (...) c’est symbolique, ni plus, ni moins."

Elle termine en rappelant : "et encore une fois, j’espère ne pas partir sans vous dire quel est le contenu de la Loi travail."

"On y reviendra", répond l’animatrice de l’émission, "mais avant ça, il y a Didier, du Gard, qui aimerait bien vous poser une question..."

Il se trouve alors que Didier pose une question plutôt intéressante. En effet, il demande à l’invitée ce qu’elle compte faire contre "les attaques libérales extrêmement violentes" : "comment comptez-vous agir sachant qu’au mois de janvier, a priori, on n’aura plus de sécurité sociale ?"

- "On va vous demander de préciser, pourquoi il n’y aurait plus de sécurité sociale en janvier ?", répond la journaliste.

- "Parce qu’on va supprimer ce que le gouvernement appelle les ’charges sociales’, qui sont en réalité les ’cotisations sociales’, qu’on va reporter sur la CSG" répond l’auditeur du Gard.

Après lui avoir demandé son âge, la journaliste reformule et résume ainsi la question de Didier, qu’elle envisageait forcément retraité et uniquement préoccupé, comme tous les Français, par son "pouvoir d’achat", comme aiment à penser les "journalistes" :

- "l’augmentation de la CSG vous inquiète !".

Sa question ne porterait donc pas sur cette modification importante du financement de la sécurité sociale prévue par le gouvernement, mais uniquement sur le fait qu’il s’inquiéterait de savoir s’il va payer plus de CSG...

Dans l’esprit de nos journalistes, la pensée des auditeurs est donc réduite à savoir s’ils vont ou non payer plus d’impôts. Dans leur esprit, un auditeur de France Inter est forcément stupide et égoïste. Sa seule préoccupation : payer moins d’impôts. Il faudrait peut-être rappeler à nos "journalistes" que leurs préoccupations ne sont peut-être pas celles des Français...

Malheureusement, Clémentine Autin tombe dans le piège, pourtant tant de fois mis en oeuvre, que lui tend la joyeuse équipe de "journalistes". En effet, dans la non-pensée des éditorialistes droitiers et dans leurs raccourcis nauséeux à destination du public, il n’est pas question de réfléchir à ce que signifie cette modification cruciale du financement de la solidarité nationale et de la sécurité sociale des travailleurs (actifs ou retraités), cette question sociale majeure devant se résumer à des questionnements débilitants et fortement orientés du type "dans le contexte de la concurrence mondialisée, êtes-vous pour la baisse du coût du travail en France", quand elle n’est pas simplement résumée par des articles aux titres sans équivoques* : "Hausse de la CSG : les gagnants et les perdants de la réforme Macron", "CSG Macron : ce qui va changer pour vous", "CSG, cotisations : combien la réforme Macron va vous faire gagner", "Salariés, fonctionnaires, retraités... Calculez l’impact des mesures" ou encore "CSG : ce que changera pour vous la hausse voulue par Macron"...

"Ne réfléchit surtout pas", répètent ainsi en boucle les médias hexagonaux, dans cette novlangue qui s’est véritablement instituée comme la non-pensée ayant permis l’avènement de la Macronie : "ne réfléchit surtout pas, de toute façon tu n’as pas le choix : regarde juste si tu vas y gagner quelque chose, ou combien tu vas y perdre"...

Françoise Fressoz rappelle d’ailleurs que "les salariés vont y gagner"... Ah bon...

C’est affligeant ! Cependant l’analyse de la médiocrité intellectuelle des journalistes hexagonaux, dont Guillaume Daret, Françoise Fressoz ou Laurence Perron ne sont que de tristes exemples parmi tant d’autres, ne doit pas nous égarer.

Notre sujet n’est pas de pointer l’orientation politique très droitière et le parti pris des journalistes en France, mais leur volonté d’escamoter les enjeux et questions importantes. En l’occurrence, ici, des questionnements portant le financement de la solidarité nationale, ou encore sur plusieurs centaines de milliers de morts que notre État aurait aidé à faire massacrer... un génocide.

"Puisque vous préférez la cravate au Rwanda..."

Quelques jours avant cette "émission politique", le 27 juin 2017, était en effet publié en France une revue au large lectorat, XXI, dans laquelle Patrick de Saint-Exupéry revenait sur l’implication de l’État français dans le génocide des Tutsi, au Rwanda, en 1994.

Y était mis en cause le secrétaire général de l’Élysée de l’époque, Hubert Védrine, bien connu des journalistes qui l’invitent inlassablement à s’exprimer, présentant celui qui aura participer à conduire au Rwanda une politique criminelle comme un fin connaisseur des questions géopolitiques et un intellectuel éclairé...

Au cours de son audition par la commission de défense de l’Assemblée nationale, le 16 avril 2014, Hubert Védrine aura d’ailleurs reconnu la livraison d’armes par la France au régime génocidaire, d’avril à juillet 1994, soit en plein génocide, donc, et alors qu’un embargo international avait été décrété dès le 17 mai 1994 par l’Organisation des Nations unies...

Ainsi, Clémentine Autin aura dit à nos valeureux interviewers avoir été "boulversée" par la publication de l’article de Saint Exupery dans la revue XXI et vouloir revenir sur ce qui pour elle a un peu plus d’importance que le non-port de la cravate par François Ruffin à l’Assemblée...

Elle tentera ainsi d’élever un peu le débat et de revenir sur la participation de l’État français à la mise à mort de plus de 800 000 personnes :

"La France a des responsabilités dans cette affaire-là. L’État... Moi, je demande solennellement au Président de la République que les archives puissent être ouvertes et que nous puissions un minimum connaître la vérité. Connaître la vérité sur les responsabilités de la France dans le génocide au Rwanda. Cette question-là, j’aurais aimé... la cravate, c’est intéressant, tout ça... N’oublions pas toute une série de sujets de fond, majeurs, qui doivent avoir leur place dans le débat public (...)."

Mais c’était sans compter sur nos valeureux journalistes, si prompts à recadrer leur invité sur les questions politiques essentielles. Ainsi Françoise Fressoz interrompe la députée pour lui rappeler que ce qui l’a choquée, elle ("c’est choquant aussi"), c’est le fait que François Ruffin a été voté en ayant "débraillé sa chemise"...

Elle osa la tirade suivante pour couper court à toute interrogation sur l’implication française dans le génocide des Tutsi au Rwanda :

"Savoir si un parti de contestation, qui conteste le système (...) comment il se comporte dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Est-ce qu’il est représentant global du peuple ou est-ce qu’il est représentant d’une faction qui dit que les institutions actuelles ne fonctionnent pas. C’est une vraie question de fond et je pense que l’histoire de la cravate, elle représente ça". [2]

Bigre [3]...
Bon, c’est l’été, c’est sûr. Et on ne va surtout pas regretter les propos à l’antenne de la pauvre Nathalie Saint-Cricq.
Mais quand même, là, Françoise, on a beau être en week-end, en plein été, il faut se contrôler, réduire un peu le vin blanc, le gin-tonic ou je ne sais quels breuvages qui font dire n’importe quoi... Des gens t’écoutent !

La France Insoumise serait davantage une "faction" que les Républicains, LREM ou les restes du Parti socialiste ? Mais ma chère, tout parti politique est une faction, du latin factio, "groupe de gens qui agissent ensemble" ou "groupement de personnes qui, au sein d’une assemblée, d’un parti, défendent de façon concertée les mêmes opinions et cherchent à les imposer". À moins que tu ne lui prêtes cette seconde définition, soit "groupement, parti qui cherche à provoquer des troubles pour ébranler le pouvoir"... Des "gauchistes" qui refusent de s’habiller comme des banquiers et qui veulent juste foutre le bordel, en somme... [4] T’es gentille avec ton histoire ridicule de "faction" et de "chemise débraillée", mais on est en train de parler d’un génocide, là. Dans lequel l’Etat français est impliqué. Et ton invitée demande au Président de la République d’ouvrir - enfin ! - les archives...


Bref, je voulais signifier en commençant à écrire ces quelques lignes que j’étais choqué par la réaction des journalistes à cette phrase énoncée par Clémentine Autin, "puisque vous préférez la cravate au Rwanda". Mais cette ballade estivale dans la médiocrité journalistique française m’aura amené à bien des digressions dont je crains qu’elles aient noyé mon sujet initial.

Guillaume Daret, Laurence Perron et Françoise Fressoz, vous escamotez ainsi l’un des sujets de la politique française les plus importants de la seconde moitié du siècle dernier soit rien de moins que l’implication de l’État français dans un génocide - à des degrés que l’ouverture des archives, réclamée par votre invitée, nous permettra peut-être d’éclaicir - pour focaliser l’attention de vos auditeurs sur le fait que certains députés ne portent pas la cravate...

Françoise Fressoz (ou Carine Bécard ou Laurence Perron), lorsque la personne que vous interrogez vous parle de l’exécution systématique et programmée de plus de 800 000 personnes, vous coupez court à tout questionnement sur le rôle de notre pays dans un GÉNOCIDE pour vous offusquer du fait que François Ruffin ai déboutonné le col de sa chemise pour aller voter à l’Assemblée... "Une vraie question de fond", selon vous...

"C’est choquant aussi", dites-vous.

C’est aussi choquant ?
Aussi choquant que le soutien de notre pays à l’accomplissement d’un génocide ?

Françoise Fressoz (ou Carine Bécard ou Laurence Perron), je ne vous reproche pas ici votre engagement pour Emmanuel Macron et pour la casse du Code du travail, tel que tout auditeur de cette émission pourra en attester. S’il est certes dommageable que des journalistes, en tout cas présentés comme tels, puissent à ce point faire de la propagande politique, les médias français nous ont malheureusement trop habitués à ce genre de chose.

Mais alors que vous connaissez les enjeux - on vous entend d’ailleurs murmurer que François Hollande aurait promis l’ouverture des archives concernant l’engagement de la France au Rwanda, ouverture qui, vous le savez autant que moi, n’a pas eu lieu, vous n’en dites rien.

Alors qu’une invitée revient sur ce dossier capital qu’est l’implication de notre pays, de notre armée, de nos banques, dans un génocide, vous coupez votre interlocutrice pour focaliser l’attention sur le col de la chemise de François Ruffin.

"Bien souvent, se taire c’est mentir" dénonce la pensée populaire. "De la manipulation, de la vérité et du mensonge" questionne le philosophe.

Nous sommes nombreux à nous être déjà indignés du rôle des médias hexagonaux, qui apparaît à ceux qui en ont fait l’analyse comme l’indispensable élément de la dissimulation de la participation française au génocide des Tutsi.

Les journalistes auront en 1994 réussi à dissimuler aux Français ce qui se jouait réellement au Rwanda avec le soutien de l’armée, des banques et de la diplomatie françaises, soit la mise en œuvre de l’extermination programmée d’une partie de la population rwandaise. Près d’un million de personnes.

23 ans après, c’est vous, Françoise Fressoz, Guillaume Daret et Laurence Perron, qui participez à la rétention de l’information. Alors que dans une émission politique votre invitée revient sur un fait aussi important que l’implication de notre État dans un génocide, vous jetez un écran de fumée (de cravates, devrais-je dire...) pour détourner l’attention et ne pas aborder ce sujet.

"Puisque vous préférez la cravate au Rwanda..."

Sur la plus écoutée des radios du service public, en plus de faire de la propagande politique, vous participez de la non-information des citoyens.

Puisse ce billet vous démasquer auprès de ceux qui vous croiraient encore journalistes.

Mis en ligne par Bruno
 22/09/2017

Carine Bécard : https://www.franceinter.fr/personnes/carine-becard
Laurence Peuron : https://www.franceinter.fr/personnes/laurence-peuron
Françoise Fressoz : http://www.lemonde.fr/journaliste/francoise-fressoz/

* : un questionnement des moteurs de recherche vous fera retrouver ces articles facilement, ainsi que bien d’autres, du même acabit.

Sur le vote Macron, on lira : France TV Info, ou si vous êtes plutôt de droite, Mediapart.

Image : illustration de cette interview, France Inter

[2Cette tirade est pleine d’enseignements et tellement éloquente. Si nous en avions le temps - peut être prochainement - nous en ferions l’analyse...

[3Pour reprendre une expression désuette comme les aime notre président à la pensée si... "complexe"

[4CNRTL, www.cnrtl.fr.

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